Birkenfeld DE

A Wasserbillig, il n’y a pas de pont pour traverser la Moselle, il faut prendre le bac 😀 pour relier LU Ă  DE et relier Konz.
 5km de parcours champĂȘtre le long de Moselle et Saar jusque Konz puis plein Est vers lointain Reinsfeld et … plein orage, violent, ça tombe dru. Cabane paraissant abandonnĂ©e, je m’y abrite et espĂšre y dormir si personne n’y dĂ©barque avant 20h30 (traces fraĂźches de tracteur). J’y dresse ma tente (cum moustiquaire) car bourrĂ© de souris et araignĂ©es. Grignotant pain, fromage et saucisson au son de la pluie qui tombe, un bruit suspect et une tĂȘte apparaĂźt entre 2 planches: un renard cherchant aussi du sec. Pas de bol, il dĂ©guerpit, sa compagnie m’aurait plu pour lui partager mon dĂźner et papoter ensemble.



Le soleil de l’aube dissipe rapidement la brume. Et en avant pour une journĂ©e de rĂȘve. Pieds et yeux n’ont pas chĂŽmĂ© jusqu’au sommet de la Hochwald Dollberge alt.690m. CrĂȘtes de collines et fonds de vallĂ©es s’enchaĂźnent Pluwig, Holzerath, RĂŽsterkopf alt.708m, Reinsfeld, ZĂŒsch Ă  travers massifs forestiers et vallĂ©es de prairies, ça grimpe longtemps et redescend c’est magique, les mollets de 55 ans trinquent. Aux amoureux de la nature, c’est ici que ça se passe. 

Avant Reinsfeld, in the middle of nature, une immense ancienne caserne bardĂ©e de drapeaux de la Croix-Rouge, un groupe de femmes avec foulards colorĂ©s gazouillent entre elles, 3 hommes en jogging et tongues, la peau tannĂ©e, me hĂšlent, ils sont afghans, ici depuis 2 mois, ils attendent. Quoi? Ils ne savent pas. Pudeur, pas de photos. « Come & join me » propose-je Ă  un jeune sympathique de +\- 35ans, « and I’ll help you! » Court conciliabule avec ses congĂ©nĂšres, et c’est « no, I cannot ». Dommage, cela aurait Ă©tĂ© une double riche expĂ©rience humaine pour lui et pour moi. Promis, si le cas se reprĂ©sente encore, j’insterai plus fermement, le menotterai, l’emmĂšnerai dans petit gasthaus local , on causera cool & sĂ©rieux, et le convaincrai, quitte Ă  rencontrer les autoritĂ©s. C’est cela aussi le Chemin, riche pour chacun.

Bivouac sur le flan E du grand massif, cĂŽtĂ© Levant pour ĂȘtre Ă©claboussĂ© par 1ers rayons du matin, de la Hochwald Dollberge, Parc National. Tapis de mousse sĂšche moelleux (mĂȘme Epeda ne l’a pas en rayon) avec plants de myrtilles qui Ă©cloreront en aoĂ»t. Selon panneau au dĂ©but du sentier Ă  l’entrĂ©e de la rĂ©serve, toute la grande famille y est rĂ©unie, cervidĂ©s, chevreuils, sangliers, renards, chats sauvages, et mĂȘme ces p…. de moustiques qui m’ont dĂ©jĂ  bouffĂ© les avt-bras. Une journĂ©e de sueur et d’Ă©merveillement total, c’est ce Chemin que j’aime. Il est 20h45 ici au cƓur de la forĂȘt, la nuit tombe et la chorale du soir se met en branle, pics-verts et 2 coucous dĂ©clament leur 1er couplet, quelle berceuse de rĂȘve.

– Acheter de l’anti-moustiques. -Jouissance extrĂȘme: plonger pieds Ă©prouvĂ©s dans ruisseau = pieds ressuscitĂ©s, comme neufs. – Le Coca coĂ»te le prix du Laurent Perrier, et un pain/saucisse celui du caviar, vivement la CZ et suivants. – Ai tenu avec moyenne de 14€/j depuis London, hĂŽtels kakis tout confort gratuits, eau gratuite (p-Ă -p aux maisons), deux repas offerts (ça me rĂ©pugne de mendier), so only basic food to afford. Les fruits Ă  glaner et chaparder n’arriveront qu’en aoĂ»t, en RO. – Boire, boire, boire mĂȘme sans soif, Ă©viter crampes et tendinites – Regarder devant, toujours devant, jamais se retourner- Voudrais, comme dans la pub, trouver une Wasserette, m’asseoir patiemment torse nu et en short en attendant que vĂȘtements et s-d-couchage se lavent et se sĂšchent, on peut rĂȘver, Ă  dĂ©faut, un carwash – merci Ă  Sebastian und Sonia, et Ă  Bernhard pour nos trop furtives rencontres Ă  Holzerath et Ă  NeuhĂŒtten, we’ll keep in touch.

Demain: Die Winterhauch, autre immense massif en hauteur aprĂšs Birkenfeld.

BĂąton et spray lacry Ă  portĂ©e de main…, tous les sols autour de la tente sont retournĂ©s…!? I love it ! I love this kind of « Voyage ».

Merci Isabel. Pardon Diego.

3 réflexions sur “Birkenfeld DE

  1. Absolument formidable cher Werner ! Quel plaisir de te lire (super bien dĂ©taillĂ©) et de ressentir ta joie tout au long de ton nouveau pĂ©riple… Bonne continuation 🙂

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  2. Cher Werner, ce n’Ă©tait pas le renard de St ExupĂ©ry, sinon il t’aurait tenu compagnie. Tu as traversĂ© un merveilleux parc national plein de feuillus. Magnifique campagne bucolique. TrĂšs bonne et douce nuit.

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